Le moulin de Giroux (commune d'Olmet,
canton d'Augerolles) remonte à la fin du 15ème siècle au moins.
Il est en tous cas cité comme tel en 1474
(d'après le Terrier de Meymont de 1478), époque où il est reconnu
de nature " banale ", c'est à dire habilité à moudre le " bled " (seigle)
de tous les " chalands " (clients) de la " banlieue " locale (la zone
de chalandise attitrée du seigneur local, équivalente en général à
quelques lieues autour du moulin).
A cette époque le moulin de Giroux, "
avec la mailh d'icellui moullin ", dépend de la paroisse de la Chabasse
et est tenu par un certain Benoid Magallon, meunier. En 1899, selon
l' " Etat statistique des moulins et usines sur les cours d'eau non
navigables ni flottables " du département du Puy de Dôme (Tableau
B - Est), le moulin de Giroux dispose d'un volume d' " eaux motrices
" estimé à 150m3, d'une force brute de 8,8 CV dont il n'utilise que
le ¼ (2CV) et compte deux " rouets " (turbines horizontales en bois)
entraînant deux paires de meules sous 2,2 m de chute. Il n'est pas
question de l'huilerie à noix qui pourtant était probablement annexée
au moulin à grain.
La dernière famille de meuniers, avant
le rachat par Christian Bonnot le 30 septembre 1995, portait le nom
de Dufour.
D'après
Jean-Louis Boithias .
" Aspects
proto-industriels de l'activité meunière en Livradois-Forez " in :
Chroniques historiques du Livradois-Forez. Bull. annuel du Groupe
de Recherches Historiques et Archéologiques du Livradois-Forez
G.R.H.A.L.F. n° 21 (1999).p. 44-72 et n° 22 (2000).p.
73-98.
